La mise en page d’un manuscrit

Série Publier soi-même son livre

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Lorsque vous avez terminé d’écrire votre livre et qu’il a été révisé, il ne suffit pas de l’envoyer tel quel à l’impression! Un travail de mise en page doit être fait avec soin. Nous nous entretenons avec Ann-Karine Hubert, une adjointe virtuelle ayant de nombreuses mises en page de livres à son actif, pour savoir ce qui se cache derrière cette étape importante.

La Langagière : Quelle est la première chose que tu fais quand tu commences la mise en page d’un manuscrit?

Ann-Karine Hubert : Je vais d’abord choisir une police qui correspond à la demande du client. Il y a en une pour la version imprimée et une autre, standard, pour la version numérique. Je demande au client quel genre d’écriture il aime et je peux lui faire ensuite quelques propositions (deux à trois pour les titres, les sous-titres et le texte).

Je privilégie les polices plaisantes et relaxantes à lire. On ne veut pas être choqué par la typographie! Personnellement, j’aime ce qui est très rond. Si on me donne carte blanche, j’aime bien y aller avec Century Gothic. Je déconseille vivement les lettres attachées.

Résultats de recherche d'images pour « police century gothic »

Ensuite, il faut déterminer les marges, l’espacement entre les paragraphes et les titres, les interlignes et les autres éléments de la mise en page qui seront standardisés (comme la mention récurrente du titre dans l’en-tête).

LL : Qu’en est-il des photos ou images dans le livre?

AKH : Si jamais il y a des photos, car ce n’est pas toujours le cas, je vais me pencher sur le traitement souhaité des images (couleur ou noir et blanc). S’il y a un peu de texte près de l’image, comme une légende, il faut voir où le placer.

LL : Quelle est la différence entre le travail de mise en page pour un livre papier et un livre électronique?

AKH : Dans un livre imprimé, la convention veut qu’on laisse un certain nombre de pages blanches au début et à la fin du livre. Dans un livre numérique, on supprime ces pages.

Dans la version électronique, il faut également programmer la table des matières et changer le numéro d’ISBN à l’intérieur du livre et sur la couverture.

LL : Quels logiciels utilises-tu?

AKH : Quand je travaille sur un livre qui sera publié sur Amazon avec la plateforme Kindle Direct Publishing, je vais souvent travailler la version imprimée dans Word, que je vais ensuite convertir dans la plateforme. Ça fonctionne relativement bien avec les livres qui ont beaucoup de texte et peu d’images. Pour publier sur Kobo, par exemple, il faut vraiment produire un EPUB, et j’utilise alors InDesign.

LL : Quels sont les plus grands défis de la mise en page?

AKH : Il s’agit certainement des images. Ce sont des éléments auxquels il faut penser avant de commencer, car les images doivent être de bonne qualité et leur emplacement doit être réfléchi. Si l’on compte publier un livre contenant beaucoup d’images, je conseille de consulter un professionnel (comme un graphiste) avant de commencer pour éviter les surprises.



Ann-Karine Hubert est adjointe virtuelle à son compte. Ses 20 ans d’expérience dans des fonctions administratives l’ont amenée à travailler notamment sur la mise en page, la rédaction, le contenu Web et l’image de marque. Elle collabore avec La Langagière depuis 2018.



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