Le traductor agreus (ou pourquoi choisir un traducteur agréé)

pingouin à lunettes
Traductor agreus

 

Le traductor agreus, communément appelé le traducteur agréé, est un être unique. Il n’existe que lorsqu’il est admis dans le clan de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) ou d’une autre province. Ses comportements, parfois mal compris, le distinguent de la population générale; par exemple, il peut s’esclaffer devant une anacoluthe rigolote ou un jeu de mots bien pensé. Le traductor agreus sait faire preuve d’une retenue constante; en effet, il lutte sans cesse pour ne pas défaillir devant un participe passé mal accordé ou un anglicisme évident.

Le traducteur agréé est aussi minutieux, curieux et expert de la langue. Il s’agit de la personne la mieux désignée pour réaliser un mandat de traduction. Pourquoi exactement faire appel à une telle créature?

1. Ses compétences sont reconnues par un ordre professionnel.

Devenir traductor agreus ne se fait pas en criant ciseau! Un procédé de sélection très strict permet d’assurer que le titre de traducteur agréé est gage de qualité. L’aspirant membre doit d’abord obtenir un diplôme universitaire reconnu par l’Ordre des traducteurs de sa région (l’OTTIAQ, au Québec) ou demander une équivalence de formation. Il peut ensuite devoir participer ou non à un programme de mentorat pour une période de six mois. Tous les candidats doivent suivre une formation sur la déontologie et les normes de pratique professionnelle. Une fois ces étapes franchies, le comité d’agrément étudie le dossier et… hourra! On débouche le champagne!

2. Le traducteur agréé maîtrise parfaitement la langue vers laquelle il traduit.

Sauf exception, un traducteur traduit toujours vers sa langue maternelle, et le traducteur agréé n’a le droit de traduire que vers les langues pour lesquelles on a reconnu ses capacités. Pourtant, il faut parfaitement connaître deux langues pour traduire, dites-vous! Oui, mais nous avons toujours moins de ressources linguistiques dans une langue seconde ou tertiaire apprise une fois adulte.

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Pensez à votre dernier voyage dans le Sud : après une semaine, vous compreniez presque parfaitement tout ce que vous entendiez en espagnol. « Ça y est, je parle espagnol! », vous réjouissez-vous alors. Auriez-vous pu pour autant rédiger une lettre sans faute dans une langue fluide et naturelle pour un locuteur espagnol? Comprendre et écrire sont deux notions différentes : cette distinction est essentielle en traduction! Si un traducteur affirme pouvoir traduire « dans les deux sens » ou vers plus d’une langue, vérifiez toujours ses compétences avant de lui confier un mandat. S’il est agréé, vous trouverez cette attestation sur sa fiche dans le répertoire de l’OTTIAQ.

3. Vous êtes protégés en cas de faute.

Le mandat de tous les ordres professionnels est d’abord d’assurer la protection du public. Un processus de plainte est mis en place afin que toute faute ou insatisfaction puisse être signalée à l’ordre. La plainte est ensuite analysée par le syndic, qui fera enquête, s’il y a lieu. Le membre fautif peut faire l’objet de mesures disciplinaires. Pour un traducteur, l’agrément représente un statut enviable, mais comme le dit si bien Spiderman (héhé!) : « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. »Spiderman

4. Le traducteur agréé assure la confidentialité de vos documents.

Le secret professionnel n’est pas qu’une affaire d’avocat ou de psychologue! Le traductor agreus est, lui aussi, soumis au Code des professions, qui l’oblige entre autres à respecter le secret professionnel. Même s’il confie des parties d’un mandat à des pigistes qui ne sont pas agréés, c’est à lui que revient la responsabilité d’assurer la confidentialité des informations. En ce qui me concerne, tous mes sous-traitants signent une entente de confidentialité avant que je leur transmette un premier mandat.

Conseil utile : Comment distinguer le traductor agreus parmi la foule de professionnels de la langue? Vous remarquerez que sa signature est suivie de la particule « trad. a. ». L’usage de ce titre est réservé aux membres inscrits au tableau de l’Ordre. Vous pouvez vérifier en tout temps si le traducteur ou la traductrice avec qui vous souhaitez faire affaire est bel et bien agréé en consultant le répertoire de l’OTTIAQ.

5. Le traducteur agréé est sujet à une inspection professionnelle.

Le traductor agreus, s’il est travailleur autonome, a le bonheur de pouvoir travailler de chez lui en pyjama, mais attention : il est quand même surveillé! « Chaque année, tous les ordres doivent inspecter une partie de leurs membres », affirme l’OTTIAQ sur son site Web. À la suite de cette inspection, le comité d’inspection professionnelle peut exiger l’imposition d’un stage ou d’un cours de perfectionnement. Cette mesure vous assure à vous, le public, que les membres ont toujours les compétences requises pour rendre un travail de qualité.

Vous souhaitez adopter un traductor agreus pour rehausser la qualité de vos écrits? Facile! Consultez le répertoire des membres où vous pourrez trouver l’espèce qui répondra le mieux à vos besoins selon la combinaison de langues, le domaine ou la région. N’ayez crainte, il ne mord pas!

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